Compagnie Lucamoros – Roses rouges

"Roses rouges"

par la Compagnie Lucamoros

Représentation :

Samedi 30 mai · 22h // Place Montréal

Sur le Pont · CNAREP accompagne la création de ce spectacle. La compagnie a été accueillie en résidence de création en mars 2024 mais aussi la semaine précédent Fêtes le Pont.
-> À La Rochelle, vous avez pu voir La Tortue de Gauguin en mars 2024.

Création 2026
Spectacle tout public
Durée : 1h

Le temps d'un bivouac

C’est une affaire de nomades : de migrations, d’exil ; à la fois de déplacements forcés et de mouvements empêchés, et aussi de voyages désirés, qui font le sel de la vie. Et puis, en filigrane, Roses rouges se veut une célébration de la vie, de l’éclosion de l’art, de la germination dans l’acte de la création.
Un peu comme une sortie de résidence.
Il est un moment dans la fabrication d’un spectacle où un pas décisif doit être franchi, celui de l’épreuve du public. Celui, pour un spectacle de grand vent, de sa sortie dans la rue ; un moment où ses auteurs revendiquent encore une certaine fragilité, où leur est plus que jamais précieuse une certaine bienveillance de la part de leur tout premier public : que nous vous proposons d’être le 30 mai, à la nuit tombée…

Équipe

Écriture, scénographie, mise en scène Luc Amoros
Composition musicale Alexis Thépot, Ignacio Plaza Ponce
Interprètes Brigitte Gonzalez (texte, chant), Sylvie Eder (gravure, chant), Léa Noygues (chant, gravure), Laure Fischer (musique, chant), Ignacio Plaza Ponce (musique, chant), Alexis Thépot (musique, chant), Nicolas Jaeck (manipulations techniques)
Régie Régis Reinhardt (lumières), Matthieu Geiger (son

Coproductions et soutiens Sur le Pont · CNAREP en Nouvelle-Aquitaine, La Rochelle (17) / Halle Verrière, Meisenthal (57) / Collectif Projet D, Mesnay (39) / Ville d’Erstein (67) / Ville de Saverne (67) / Région GrandEst / DRAC GrandEst.
La compagnie est soutenue par la DRAC GrandEst, par la Région GrandEst et par la Collectivité Européenne d’Alsace.

© Lucamoros

Compagnie Lucamoros

(Reipertswiller – 67)

À dire vrai, leur affaire, c’est avant tout une affaire d’images, née d’une fascination originelle pour les ombres, leur fantastique pouvoir d’évocation ; une affaire de transparence aussi, une affaire de présence et d’absence à la fois ; une affaire d’écrans jetés entre les visiteur, visiteuses et eux·elles, écrans dont chacun·e sait qu’ils cachent tout autant qu’ils révèlent. Leurs écrans n’ont-t-ils pas eux-mêmes l’épaisseur d’une image… l’épaisseur de la peau, l’épaisseur d’une ombre enfin ?
Ils·elles dessinent ainsi à grands coups d’ombres, de pinceaux ou de caméras, les franges d’un théâtre insolite, un théâtre d’illusions fabriquées en direct et à vue, entre bricolage et technologie fine, où se jouent arts plastiques, musique et textes, intimement mêlés.
Spectacle après spectacle, ils·elles poursuivent, sur scène, l’exploration du vaste monde des images, afin de percer, tous les jours un peu plus, le mystère de l’irrésistible fascination des hommes et des femmes pour l’image en mouvement.

Créations : Sunjata (1989) / Le chant de l’ours (1993) / Señor Z (1991) /  Bounty (1995) / Le chant d’Essylt (1998) / Monsieur Grant… (1999) / 360° à l’ombre (2000) / 36Ø1° (2002) / L’œil nu (2002) / La nuit où tu m’aimeras (2003) / Dernières nouvelles de mon ombre (2005) / Les ombres acoustiques (2006) / Une pluie de pianos (2006) / L’éternel tournage (2007) / Je leur construisais des labyrinthes (2009) / Page blanche – chroniques enluminées (2009) / Entends-tu, au fond du bois de hêtres, retentir l’écho des ombres mortes ? (2012) / Quatre soleils (2013) / Non, mais t’as vu ma tête ! (2015) / 21 minutes pour tout te dire (2015) / La tortue de Gauguin (2017) / A comme taureau (2018) / La conférence du dimanche (2019) / On a barboté sur Mars (2021) / L’heure où les mots vont boire (2021) / Vite, un selfie ! (2022) / 

En plus… l’intention du spectacle !

Avec Roses rouges, nous tentons de composer sur scène une sorte de bouquet de poèmes où il est question, entre autres modestes considérations sur le monde, de l’éclosion et de l’éploiement de l’art, de la germination dans l’acte de création… qui aurait des allures de célébration de la vie. Nous y faisons une bonne place à l’évocation d’un monde révolu ou plutôt d’une certaine vision du monde qui, si elle est désormais obsolète, pourrait, à notre sens, être remise, avec profit, au goût du jour ; une sorte de clin d’œil enthousiaste à toutes celles et ceux qui, il n’y a pas si longtemps encore, bougeaient, se déplaçaient encore, à travers le monde, en tribus entières, leur maison sur le dos ; qui avaient fait de leur vie un voyage, dont la vie même était un voyage. Nous aimons à penser que l’élan spontané qui poussait irrésistiblement sur les routes les gens du voyage, relevait d’une forme élémentaire de résistance à la tyrannie de la giration terrestre autour du soleil. Une vie en mouvement, à contretemps. Il semblerait qu’aujourd’hui, certaines formes de tyrannie auxquelles toute résistance s’avère autrement plus âpre à opposer, ont pris le pas sur cette cause naturelle et poussent d’autres populations sur le chemin de l’exil. Mais, loin de ces turbulences, et jusqu’à peu, avaient toujours existé en quelque partie du monde certains peuples que personne n’avait jetés sur les routes et qui, en toute liberté, faisaient leur ordinaire d’un horizon en perpétuel mouvement; en une vivante réminiscence de l’humanité balbutiante. Et, de la même façon, l’image des oiseaux migrateurs s’invite en notre célébration ; d’autant plus naturellement que les derniers rapports sur les probables conséquences du traitement nuisible imposé à notre planète ne promettent pas non plus l’avenir le plus radieux à nos commensaux les oiseaux de passage et leurs modes d’existence voyageuse. Et puis d’autres motifs, encore ; une sorte de bouquet de poèmes donc.