Du Grenier Au Jardin – PNLRG

"Godasse, Retour en Bipédie"

par la Compagnie Du Grenier Au Jardin

Avant-premières :

Samedi 19 septembre · 17h // Port de Biganos (33)

Dimanche 20 septembre · 11h // Salle des Sports - Pissos (40)

Tout public

Résidence : 14 > 18 septembre // Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne

Comédie catastrophe déambulatoire accessible aux bipèdes en âge de marcher

>> ATTENTION, AVANT-PREMIÈRES SUR RÉSERVATION !
Réservation obligatoire par mail : info@parc-landes-de-gascogne.fr ou au 05 57 71 99 99.

-> La compagnie a été accueillie en résidence de création pour ce spectacle en février 2026 dans les communes de Lagord et de Puilboreau dans le cadre des Transhumances littorales.

-> À La Rochelle, vous avez pu voir Whaou lors de Fêtes le Pont en octobre 2021 ou bien encore De La Mort Qui Tue (avec la Compagnie Lady Cocktail) lors des Transhumances littorales en 2024 et 2025.

En coréalisation avec :

Ras le bol d’être spectateur·rice·s du chaos écologique ? Envie de prendre votre éco-destin en matin et d’arpenter les délirantes vallées de l’apocalypse ? Vous êtes au bon endroit !
Godasse, Retour en Bipédie, c’est la happy end comme si vous y étiez, le monde d’après revisité. Une immersion au cœur des cataclysmes, un éco-trip à sensations, le grand huit climatique !
Alors accrochez-vous à votre k-way, lacez vos godasses et venez vous frotter aux tumultes du biotope

Création 2026 // Durée : 1h15

Équipe

Écriture, mise en scène Fabrice Richert
Artistique, production Anna Blin
Interprètes Adélaïde Bigot, Benjamin Grenat Labonne, Anna Blin
Bureau d’écriture Anna Blin, Estelle Delville, Thomas Dardenne, Thomas Gornet
Création sonore Oiselles et Sirène Dorian Verdier
Costumes Violaine Bishop
Régie générale Adrien Mousset
Diffusion Lison Granier (Émile Sabord Production)

Production : Association Du Grenier Au jardin
Coproductions : Sur le Pont · CNAREP en Nouvelle-Aquitaine, Le Rochelle (17) / Centre culturel de Dinant, Belgique / Centre culturel Les Salorges, Noirmoutier-en-l’Île (85) / Festival Urbaka, Limoges (87) / Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne / Nil Admirari/Nil Obstrat, Saint-Ouen-l’Aumône (95) / Commune de Lagord (17) / Commune de Puilboreau (17) / Communauté de Communes Brenne – Val de Creuse (36) / Communauté d’Agglomération du Grand Angoulême (16) / OARA – Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine
Accueils en résidence : Graines de Rue, Bessines-sur-Gartemps (87) / Ferme de Villefavard (87) / Théâtre du Cloître, Bellac (87) / Centre Culturel Jean Moulin, Limoges (87) / Expression 7 – Maison de la Création Artistique, Limoges (87)
Soutiens : Département de la Haute-Vienne (87) / FDVA – Actions Innovantes

Cinq personnes, de dos, font une randonnée dans une forêt.

© Thomas Dardenne

Compagnie Du Grenier Au Jardin

(Limoges – 87)

Mars 2004, au Cafteur (café théâtre étudiant du campus Limoges Laborie), quatre dissidents de la boite noire et du strapontin capitonné créent Du Grenier Au Jardin, avec l’ambition de confronter leur théâtre au réel de la rue, de faire cohabiter leurs arts avec les vivants des espaces publics.
Aujourd’hui plus que jamais, ils·elles revendiquent une expression artistique pluridisciplinaire, multiforme, pensée et conçue pour être partagée sans distinction d’âge, de sexe ou d’origine sociale, un spectacle vivant qui se confronte aux réalités du bouleversement climatique mais aussi et avant tout des spectacles furieusement joyeux, des écritures cousues main, taillées pour le bitume et le jeu à ciel ouvert. Ils·elles gardent l’ambition de s’interroger le moins sérieusement du monde sur notre humanité et de mettre un kaléidoscope sur nos contradictions pour mieux les faire danser.

Créations : Jazz Ta Rue (2004) / Bradiski (2006) / Lutinerie (2007) / Murmur (2009) / CRAC (2010) / Les Histoires comme ça (2012) / PRYL, un prophète à la rue (2015) / Pub Show Urbain (2018 – en coréalisation la Compagnie Lady Cocktail) / Wahou (2021) / De La Mort Qui Tue (2023 – en coréalisation avec la Compagnie Lady Cocktail)

En plus… l’intention du spectacle !

L’urgence écologique qui devait être la nôtre semble s’éloigner des préoccupations gouvernementales. En quelques années, nous sommes passé·e·s d’une tentative de préservation du vivant à un constat d’échec sur lequel s’est sournoisement greffé un désœuvrement généralisé. Les climato-sceptiques affrontent les éco-anxieux dans un ramdam médiatique mais la sidération et l’immobilisme demeurent l’attitude dominante ; on ne sait plus par quel bout prendre notre fin du monde. Les catastrophes se succèdent, le permafrost périclite, le mercure grimpe et les artistes de tous bords multiplient les blockbusters, séries, romans graphiques, performances et autres divertissements tragiques sur l’effondrement en cours et à venir.

À quoi bon ajouter de l’angoisse à l’effroi, en remettre une couche d’ozone et nous spoiler notre propre extinction ? Sûrement pour se consoler, se fictionner collectivement, là, au beau milieu des rues et des espaces encore respirables. Peut-être pour se préparer, envisager l’inadmissible : le théâtre de rue comme un stage de survie émotionnelle. Certainement parce que notre approche actuelle de la politique n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Espérons, pour creuser l’avenir par l’imaginaire : jouons au naufrage pour mieux renaître, remettre l’être à sa juste place, sur ses deux jambes, marcher pour mieux penser, marcher pour ralentir, faire de la plus vieille histoire de l’humanité une lueur d’optimisme pour sa sauvegarde. Parce qu’il s’agit bien de jouer ensemble à notre inaction climatique et non pas de venir voir se jouer la fin du monde.

C’est tout l’enjeu de notre théâtre de rue : nous mettre les mains dans le cambouis, se torchonner de nos contradictions pour mieux les appréhender. Pour cela il nous fallait nous donner les règles d’une situation à la fois capable de supporter l’enjeu et de nous mettre en jeu.