"SEMINARE"
par Ferran Orobitg - Compagnie Fadunito
Expérimentation en public :
Jeudi 5 novembre // Lieu à préciser
Tout public
Résidence : 27 octobre > 6 novembre // Mireuil
Le mot dans l’espace public
-> Cet automne, Sur le Pont · CNAREP accueille un concentré de résidences catalanes (la crème !) avec : Acts of Liberation, La Mà Esquerra et Ferran Orobitg · Compagnie Fadunito.
Avec le soutien de :

SEMINARE est un projet artistique d’intervention dans l’espace public. Il explore le lien entre mots, culture et agriculture en semant des « mots-graines » dans la ville.
Déployée sur un an selon les cinq éléments de la médecine chinoise et le cycle des céréales, cette création participative implique les habitant·e·s à travers le silence, la lenteur et divers rituels, transformant le paysage urbain en un espace de réflexion poétique et communautaire.
Création-recherche 2026-2029
Équipe
Écriture Sara Vendrell, Ferran Orobitg
Direction artistique Ferran Orobitg
Accompagnement à la création Marion Raïevski et Mickael Théodore (Compagnie Sputnik), Sergi Estebanell, Alba Cuñe, Gari Sochat, Quim Moya
Assistance à la direction Ivan Alcoba
Production Guillem Fuster
Communication Dani Hernandez
Coproductions et soutiens : CNAREP : Sur le Pont – La Rochelle (17), Les Ateliers Frappaz – Villeurbanne (69) / Cité du Mot, La Charité-sur-Loire (58) / Escribir para la calle – PATEA – Asociación de Profesionales de Artes de Calle, Espagne / ICEC – Institut Català de les Empreses Culturals (Espagne) / Circuito CLAPS – Spettacolo dal vivo in Lombardia, Brescia (Italie) / Institut Ramon Llull (Espagne)

© DR
Ferran Orobitg – Compagnie Fadunito
(Catalogne – Espagne)
Artiste transdisciplinaire avec une trajectoire de plus de 20 ans centrée sur l’intersection entre le corps, l’objet et l’environnement urbain. Sa pratique artistique se définit par un rigoureux processus d’investigation sur comment l’art peut transformer la perception du territoire et les dynamiques sociales. Avec un regard qui combine la poétique du clown contemporain et le théâtre physique, Ferran Orobitg crée des dispositifs scéniques qui invitent à la réflexion critique et à l’action communautaire.
Ferran est co-fondateur et membre de la Compagnie Fadunito, crééé en 2004, et a participé à des tournées internationales qui l’ont mené à des festivals du monde entier, consolidant son expérience internationale en ayant joué dans plus de 40 pays des 5 continents.
Créations : CECI 3.0 (2011) / LÍMITS (2017) / OBNOSI (2019) / FRAGILE (2021) / OPIA (2024) / Spanish (H)omelette (2027) / SEMINARE (2026-2029)
En plus… l’intention du spectacle !
En latin classique, un seminarium était une pépinière ou un semis. C’était le lieu physique où l’on posait les graines et où l’on soignait les jeunes pousses avant d’être transplantées définitivement au champ. Durant l’histoire, ce terme a été adopté comme une métaphore agricole appliquée à l’éducation : le séminaire (le lieu) est considéré comme le « vivier » où les jeunes vocations (les « graines » ou « plantes tendres ») sont cultivées, soignées et formées avant de « donner du fruit ». De cette racine naît le verbe « seminare » (semer, répandre la graine).
Le projet SEMINARE veut explorer la relation entre la culture, dans son étymologie de cultus (cultivé, travaillé), et l’agriculture, entendue comme la culture de champs pour obtenir des aliments de base à partir de graines semées. De cette manière, l’image du besoin de nourriture se combine avec celle de la culture artistique, qui est une partie essentielle de la croissance individuelle.
Avec SEMINARE, nous voulons semer des mots dans l’espace public, en les diffusant comme des graines que le public cueille, nourrit et transforme. Ces mots peuvent se transmettre de diverses manières : écrits, lus, parlés, interprétés, chantés…
SEMINARE est à la fois l’action (semer des mots) et la création d’un séminaire temporaire dans la ville (un espace de culture personnelle et culturelle). Mais, quelles sont les conséquences de cette transmission ? Comment évolue un mot dans l’espace public au fil du temps, à travers l’interaction avec les résident·e·s et leurs espaces quotidiens ?
