JEANNE SIMONE – Animal travail

En coréalisation avec :

"Animal travail"

Ou comment l'observer sans faire de bruit

par JEANNE SIMONE

Représentation :

Samedi 30 mai · 9h30 // Place Montréal

>> Pour bien commencer la matinée, rendez-vous dès 9h pour un café partagé...

Sur le Pont · CNAREP accompagne la création de ce spectacle. La compagnie a été accueillie en résidence de création en avril 2025  durant laquelle vous avez pu voir une sortie de résidence.
-> À La Rochelle, vous avez aussi pu voir L’AIR DE RIEN lors de Fêtes le Pont en mai 2022 ou bien encore la trilogie de l’expérimentation en public La Traverse en avril, octobre 2024 et avril 2025.

Création 2025
Spectacle tout public dès 10 ans
Durée : 1h15

Pièce chorégraphique, sonore et textuelle, pour l’espace public

Dans Animal travail, on observe des individus se rencontrer et s’en trouver bouleversés. On entend, à les écouter, combien le mot Travail nous (pré)occupe et nous (in)définit.
En frottant un texte poème au son de radios, comme autant de bruissements du monde, on accompagne des individus dans leur redéfinition de la relation sociale : si sentir redevenait le maître-mot, de quoi s’étofferait mon humanité ?
Une pièce chorégraphique comme tentative de soulèvement, qui passe par la gravité et atteste du poids de la relation. Animal travail prend soin et revendique un autre Nous, possible et soutenant.

Équipe

Chorégraphie Laure Terrier (en étroite collaboration avec les interprètes)
Auteur, interprète Antoine Mouton
Interprètes Céline Kerrec, Sarah Grandjean, Galaad Le Goaster, Brieuc Le Guern, Lou Pennetier
Créatrice sonore, musicienne au plateau Anne-Julie Rollet/Émilie Mousset
Conception de la sonorisation dans l’espace, régie Pascal Thollet
Régie Matthieu Guillin/Pierre-Alain Pous
Composition du chant, cheffe de chœur Marie Nachury
Costumière Sophie Deck
Directrice de production Marion Manteau
Diffusion Agathe Delaporte (Bkompani)
Coordination des tournées et des résidences Corinne Grosjean
Production Adeline Eymard

Production JEANNE SIMONE
Coproductions, accueils en résidence CNAREP : Sur le Pont – La Rochelle (17), ÉCLAT – Aurillac (15), Pronomade(s) en Haute-Garonne – Encausse-les-Thermes (31), Le Fourneau – Brest (29), L’Atelier 231 – Sotteville-lès-Rouen (76) / Théâtre Le Liburnia, Ville de Libourne (33) / Superstrat, avec le soutien du Magasin, Saint-Étienne (42) / Théâtre de Châtillon, Châtillon (92) / Scène nationale Carré-Colonnes, Bordeaux Métropole (33) / La Passerelle, Scène Nationale de Saint-Brieuc (22) / Mille Plateaux – CCN de La Rochelle dans le cadre du dispositif de l’accueil-studio du Ministère de la Culture (17)
Soutiens au projet de création OARA – Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine / DGAC / Spedidam. JEANNE SIMONE est un projet artistique conventionné par la DRAC Nouvelle-Aquitaine et la Ville de Bordeaux, soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine et le Département de la Gironde.

© Loïc Nys

JEANNE SIMONE

(Bordeaux – 33)

Depuis 2004, JEANNE SIMONE explore une dramaturgie des corps en relation aux lieux de nos quotidiens. Nous observons les contraintes et potentiels des lieux, les possibilités d’en bouleverser les usages et de s’en affranchir. Nous tentons de nourrir ce qui nous rassemble ici et d’accompagner ce qui peut émerger de solaire dans nos relations. JEANNE SIMONE traverse d’intime l’espace public, met en co-présence nos états perceptifs à la vie quotidienne et travaille à annuler l’écart entre performance physique et corps quotidien pour révéler potentiel poétique et failles du moment présent. C’est de la danse, c’est du son, il y a des mots. Les pièces tendent à être des moments de vie amplifiés, intensifiés.

Créations : Des Mondes (2004) / Le goudron n’est pas meuble (2007) / Mademoiselle (2011) / (Le Parfum des pneus (2012) / Gommette (2014) / À l’envers de l’endroit (2016) / La Traverse (2024) / Croire au monde Interstice #1 (2024) / Nos lieues (2024)

En plus… l’intention du spectacle !

Animal travail naît de ma rencontre avec Antoine Mouton et son écriture déglinguée et ténue, qui amène le·la lecteur·rice vers une lecture de biais, poétique mais à l’os, du réel. Les mots d’Antoine ont la charge militante et subversive du poème. Ils accusent le coup de l’absurde qui n’en finit pas d’attaquer nos vies anonymes (on survit comme on peut).
Je ressentais le besoin de mots pour aller plus loin que le rapport sensible au monde que je déploie chez JEANNE SIMONE depuis 20 ans, pour rendre audible combien le placement somatique est une esthétique et une politique de la relation. Trouver les mots d’une parole subversive et profondément contre le « sans contact ». Je glissais jusqu’ici le corps et la danse dans les interstices des lieux, des rues, des places, pour en questionner codes et usages, leur faire d’autres suggestions. Tricoter avec les mots d’Antoine a déplacé ma manière d’attacher la danse au réel et au contexte. Cette pièce ouvre un espace d’observation du réel hors du temps et se lit comme un texte en mouvements et en sons.