"Regarde la Rue"
par Marc en Solo
Représentations :
Vendredi 29 mai · 18h30 // Église de Saint-Pierre de Laleu
Samedi 30 mai · 11h // Place Montréal
Sur le Pont · CNAREP accompagne la création de ce spectacle. La compagnie a été accueillie en résidence de création à La Rochelle, plus précisément dans les quartiers de Laleu et de La Pallice en novembre 2025.
Création 2026
Spectacle tout public dès 10 ans
Durée : 1h
Voyage sur place à travers les murs
Séance de graffiti légale, publique et commentée qui a pour objectif de regarder la rue COMME JAMAIS, de rendre visible l’invisible et de relier la grande Histoire à nos petites vies modestes et géniales. De rêver ensemble finalement !
« Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais de voir le monde par les yeux d’un autre, de cent autres. » écrivait Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu.
Comment creuser de nouveaux paysages dans les murs avec nos yeux ? Avec quelques traits de fusain, du blanc de meudon et de la cendre soufflée…comme le faisaient déjà nos ancêtres dans les grottes. Et aussi par des mots, ceux des habitant·e·s du quartier, des spectateur·rice·s et des grandes pages de la littérature…
Équipe
Écriture, interprète Marc Sollogoub
Pochoirs Hélène Bautista, Gilles Chambreuil
Costumes Léa Decants
Scénographie Sylvain Lemoine
Voix off Jean-Benoît Lhéritier
Regards extérieurs Pierre Constantin, Alec Somoza, Antoine Nicaud
Production Le Théâtre Zéro
Coproductions Sur le Pont · CNAREP en Nouvelle-Aquitaine, La Rochelle (17) / Graines de Rue, Bessines-sur-Gartempe (87) / Centre Culturel Le Bief, Ambert (63) / Semeurs d’Arts, Thiaucourt-Regniéville (54) / Association L’Ornithorynque, Lyon (69) / Médiathèque de Cunlhat (63) / Commune de Sainte-Marie-d’Alloix (38) / Artiste en Résidence de Territoire – DRAC Auvergne-Rhône-Alpes

© Lucie Gagneux
Marc en Solo
(Ambert – 63)
La Compagnie Marc en Solo a été créé par Marc Sollogoub en 2021. Elle a pour objectif de faire des spectacles de rue en solo qui parlent tous d’espace public et de notre rapport à lui, individuel ou collectif.
Ces spectacles ont tous une discipline prédominante en plus d’être du théâtre de rue : conférence, théâtre d’objet, street art, chorale participative pour les trois premières créations. Ils s’inscrivent également dans une démarche d’éducation populaire et de vulgarisation des savoirs. Marc en Solo souhaite s’affranchir le plus possible de la technique, jouer pour tout public dans la rue à voix nue sans électricité avec comme support acoustique ou graphique les murs, les vitrines, les trottoirs.
Le premier parti pris est donc de jouer avec la notion d’espace public DANS l’espace public, celui-ci servant à la fois de prétexte et de support à la réflexion, au jeu. Les spectacles de Marc en solo croisent des informations, mettent en regard des lectures scientifiques philosophiques économiques ou simplement des récits de vie avec des ressorts spectaculaires de rue. C’est une façon de rendre accessible des récits et des théories complexes et de jouer avec, de les transposer par le biais de métaphores et de les partager en pleine rue à tout le monde. Et ce dans le but d’aborder des questions politiques au sens propre de la cité par un axe surprenant, inattendu, de façon ludique, comique, poétique et éventuellement participative; de rapprocher ces grandes questions de nous, de nos petites vies modestes et uniques, pour, peut être se réapproprier notre histoire et en modifier la trajectoire, au besoin…
Créations : Alors on chante (2021) / À table (2023)
En plus… l’intention du spectacle !
L’objectif de Regarde la Rue de Marc en solo est de travailler sur notre regard sur le monde, en l’occurence la rue, l’espace public, celui qui nous réunit, celui auquel tout le monde à accès. Et ce dans le but de modifier notre rapport au réel.
« Si votre quotidien vous semble pauvre, dites vous que vous n’êtes pas assez poète pour en convoquer les richesses… il n’y a pas de lieu indigent » écrivait Rainer Maria Rilke, dans Lettre à un Jeune Poète.
Le point de départ de l’écriture de Regarde la Rue est de démystifier le fantasme du voyage, la promesse fallacieuse qu’un ailleurs est mieux que là où l’on vit et de convoquer le regard poétique, fictionnel ou tout simplement pluriel, collectif, sur notre monde commun pour y voir son potentiel, son épaisseur, cette richesse dont parle Rilke.
