Un spectacle proposé par :

"TORDU"
par Martín Gill
Représentation :
Jeudi 28 mai · 20h // Parc de Laleu
Création 2026
Spectacle tout public
Durée : 30 min.
Morceaux de danse
Pour cette première pièce créée en France, où il réside depuis 2018, Martín Gil, danseur et chorégraphe, explore un paradoxe intime : avoir vécu en Argentine jusqu’à ses 27 ans, sans pour autant avoir assisté à un seul concert de rock national argentin.
TORDU est une accumulation de morceaux de danse, une somme d’instants agglomérés qui disent ensemble ce que représenterait le fait de participer à un de ces concerts massifs, géants, extrêmement populaires, où un stade entier chante à l’unisson du chanteur. Le chorégraphe crée une machine à générer des images, à partir d’archives du rock national argentin, à rebours des souvenirs qui lui manquent. Appartenir sans appartenir. Vibrer seul par contraste avec les foules compactes de fans surchauffés. Dans un geste paradoxal l’artiste instaure un climat de doute et de mélancolie, d’effroi et de malice, comme un antidote à l’exil et à la solitude intérieure. TORDU est un solo en creux qui joue avec les absents, dans lesquels l’interprète se fond et disparaît.
Équipe
Chorégraphie, interprète Martín Gil
Création sonore Antoine Bellanger
Dramaturgie Youness Anzane
Production délégué Mille Plateaux, CCN La Rochelle (17)
Accompagnement développement Julie Le Gall – Bureau Cokot
Coproductions Théâtre de Vanves, scène conventionnée d’intérêt national pour la danse et les écritures contemporaines (92) / Compagnie DCA – La Chaufferie, Saint-Denis (93)
Soutien Association MM / Mathilde Monnier, Montpellier (34)

© Juan Pablo Parra Torres
Martín Gill
(Un artiste argentin basé à Lyon – 64)
Né dans la province de Córdoba, en Argentine, Martín Gil est danseur, interprète, chorégraphe, enseignant de danse contemporaine et chanteur. Il réside actuellement dans la ville de Lyon en France. Il participe actuellement à plusieurs projets nationaux et internationaux tels que El baile et Territoires dirigés par Mathilde Monnier ; Trottoir et Abri de Volmir Cordeiro ; LoTo 3000 et Fiasco du Collectif ÈS ; Débandade et La Guerre des Pauvres de Olivia Grandville et enfin Pièce Distinguée n°45, Vesubio de Maria La Ribot. De 2013 à 2017, Martín Gil a fait partie de la Compagnie nationale de danse contemporaine (CNDC) d’Argentine, où il a travaillé avec Diana Szeinblum, Emanuel Ludueña, Carmen Pereiro Numer, Kim Jae Duk, entre autres.
Créations : Relato de Acción (2017) / Ponentes Potentes (2017) / Cómo escucha la piel ? (2018) / Atelier de recherche Mi cuerpo – Lo Deforme (2019)
En plus… l’intention du spectacle !
En Argentine, participer à un concert aussi massif, à ces méga-événements de rock, c’est bien plus qu’assister à un simple concert. C’est un acte de dévotion total, un acte quasi religieux. Ces concerts s’inscrivent dans une tradition de plus en plus présente depuis 1965, début de ce que nous définissons en Argentine comme « Rock National Argentin ». Le public qui assiste à ce genre de concert s’engage dans une série de rituels. Des rituels qu’il a lui même créés. Chaque groupe a ses adeptes et chaque concert ses rites.
Ainsi, j’ai le désir d’interroger mon rapport à cette culture rock et le fait que je n’ai moi-même jamais assisté à un de ces concerts. Mes contradictions entre le désir d’assister à un tel événement, et la peur de me plonger dans une masse de gens rassemblés derrière un même objectif. Mon désir de partager un espace de communion avec la foule, mais la peur de perdre mon individualité. Le vertige de fusionner avec les masses, contre la peur de perdre complètement la tête et la prise de décision consciente. Une lutte interne entre le désir et la peur, des états et émotions que je voudrais mettre en tension avec mon corps en mouvement. Mon corps, comme un champ de bataille, qui s’apprête à parcourir une dramaturgie très proche de l’écriture d’un concert. Une écriture composée de fragments inspirés par les éléments qui composent ces concerts du Rock National Argentin.
