Mash-Up Production – MONYA l’histoire dont vous êtes l’héroïne

"MONYA l'histoire dont vous êtes l'héroïne"

par Mash-Up Production

Résidence : 9 > 13 mars // Studio 900 - La Rochelle

Représentation : Vendredi 13 mars · 18h // Esplanade de l'Encan - La Rochelle

Des Elles à La Rochelle
Organisé par le Collectif Actions Solidaires au mois de mars, le festival des Elles est dédié à la promotion de la culture de l’égalité et à la déconstruction des stéréotypes de genre. Pour sa 17ème édition autour de la thématique « Elles étaient une fois… et vécurent heureuses », retrouvez cette sortie de résidence.

Création 2026
Spectacle tout public dès 10 ans
Durée : 1h30

Fable fantastique et utopique

Jon et Sam, deux personnages énigmatiques, vous proposent une expérience fictionnelle pour apprendre à faire collectivement les bons choix et ainsi sortir de l’impasse… Plongez avec eux dans une aventure aux allures de conte fantastique ou de thriller philosophique… À la fin de chaque scène, choisissez la bonne porte et tentez de conduire Monya au happy end… Saurez-vous sauver l’héroïne du piège qui se referme sur elle ?

Équipe

Écriture, mise en scène Angélique Orvain
Collaboration artistique Pierre Bedouet
Interprètes Pierre Bedouet, Clara Frère
Scénographie Benjamin Mornet
Son Amélie Polachowska
Costumes Janie Le Borgne
Production, administration Alison Tirmarche
Diffusion Fanny Suire

Coproductions et soutiens : Les Fabriques RéUniES : Sur le Pont · CNAREP en Nouvelle-Aquitaine – La Rochelle (17), Graines de Rue – Bessines-sur-Gartempe (87), Lacaze aux sottises – Orion/Salies-de-Béarn (64), Scènes Nomades et la Maison des Arts – Brioux-sur-Boutonne (79), Ville de Poitiers/Grand Poitiers (86) / Images Plurielles, Saint-Pantaléon-de-Larche (19) / Maison des projets, Buxerolles (86) / Maison Maria Casarès, Alloue (16) / Association S’Il Vous Plaît – Théâtre de Thouars (79) / Festival La Déferlante (85) / Réseau 535 – Spectacle vivant en Nouvelle-Aquitaine / Ville de Saint-Hilaire-de-Riez (85) / Ville de Notre-Dame-de-Monts (85) / Département de la Vienne (86) / OARA – Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine / Région Nouvelle-Aquitaine / DRAC Nouvelle-Aquitaine

En plus… la note d’intention

Reste-t-il encore des histoires qui n’ont pas été racontées ?
Lorsqu’il a été question de me lancer dans l’écriture de cette nouvelle pièce, je me suis demandée ce que je pourrais encore avoir à raconter. Moi, du haut de mes trente-six petites années, née dans un 20ème siècle épuisé, épuisant le 21ème… que me reste-t-il à dire du monde ?
L’appétit des sociétés humaines pour la fiction est universel. De la tradition orale au cinéma en passant par la littérature, des grands mythes à Netflix, j’avais pourtant l’envie de m’élancer dans cette grande tradition du récit.
Je ne savais alors pas grand-chose.
Je savais que je voulais écrire une histoire joyeuse. D’une certaine façon.
J’avais cette envie d’injecter de la beauté dans une époque qui se dépeint sur des toiles sombres. Cette envie de transmettre un peu de ce cette couleur-là, de celle qui m’égaye à l’intérieur. Cette couleur du changement, de la bascule en soi et du monde, du renversement des choses. Et de l’espoir, peut-être.
Je voulais écrire une histoire qui « déplace ». Même un tout petit peu. Une histoire qui nous donne quelque chose de cette envie d’en découdre, de mordre dans le monde, de redorer nos réalités. Qui donne l’élan de réparer… Avec joie et simplicité.
« Et si la fiction pouvait – vraiment – sauver le monde ? »
Avec ce genre de « et si », il y avait forcément un enfant pour héros. Et puis aussi, je ne sais pas pourquoi, je savais que c’était une fille.
Il y avait donc ces quelques certitudes qui traînaient dans les airs. Cette jeune enfant. Ce désir de ré-enchantement. Cette puissance de vie. Et cette envie de bâtir un récit incroyable. Avec des secrets, de l’action, des personnages truculents, un grand complot mondial, et en toile de fond un pays lointain. Une fiction dans laquelle se loverait une autre fiction, qui elle-même contiendrait une troisième histoire, qui elle-même… comme une histoire-surprise, une histoire qui comprendrait toutes les autres. Une histoire totale.
Et pour faire ça, il allait falloir emprunter aux récits de genre tout ce qu’ils ont de croustillant, il allait falloir surfer du drame au roman d’espionnage, de la SF à la comédie, du nanar au thriller… Utiliser toutes les ressources à disposition. Rentrer dans la tradition du récit la tête haute.
Si je voulais sauver le monde, il me fallait au moins ça…

© C. Garnier

Mash-Up Production

(Poitiers – 86)

Dans un contexte d’état d’urgence culturel, Mash-Up Production naît d’une envie de croiser les langages et d’injecter poésie et jubilation dans nos espaces de représentation.
Entre performance vidéo et théâtre, entre dispositifs sonores et adaptations tout-terrain, de la salle à la rue, de l’écriture théâtrale contemporaine au classique en passant par la BD, Mash-Up mêle les disciplines, explose les codes, se frotte aux frontières et cherche, sur chaque création, à réinterroger l’espace de représentation. Renverser les repères artiste-spectateur, scène et salle pour bousculer notre rapport au réel… Et si le spectateur devenait – lui aussi – acteur… de sa
façon de regarder ?
Les créations de Mash-Up accordent ainsi une place importante à la notion de « dispositif ». À chaque création sa « machine à jouer », dispositif technique ou scénographique qui lui est propre. C’est ainsi que la forme cherche à sublimer le fond, que la « boîte à jouer » cherche à mettre une langue en relief… Par ces espaces singuliers, les créations s’ancrent dans des esthétiques originales et imposent de nouveaux codes de jeu et de regard.
Que ça soit pour l’espace extérieur ou pour la salle, les thématiques qui traversent chaque création entrent en résonance avec des questionnements de société. Hypermédiatisation, héroïsation à outrance, reconquête de l’individu, mythe de l’homme moderne, place des femmes dans un monde d’hommes, survie dans un monde qui s’effondre, pouvoir et corruption, révolte et rébellion…
Chez Mash-Up, les équipes circulent entre chaque spectacle, se complètent, s’enrichissent, et viennent affiner l’identité de la compagnie. Ainsi construite sur un schéma de compagnie traditionnelle, Mash-Up cherche à évoluer dans des modes de production et de création en résonance avec nos réalités, aux confins des aspirations collectives et de l’esprit de troupe.
L’identité Mash-Up réside donc autant dans la fabrique singulière de dispositifs scéniques mettant au diapason la porosité fiction-réalité et le bouleversement des codes de représentation que dans la jouissance féroce d’être ensemble.

Créations : 20 novembre (2016) / Chroniques Extra’ordinaires (2017) / Zaï Zaï Zaï Zaï (2018) / ici le temps se déroule comme un joli papier-paint avec des petits sapins dessus (2021) / Sauver Richard (2024)