En partenariat avec :


"Correspondance d'Outre-Tombe"
par Ourdire Compagnie
Représentation :
Dimanche 31 mai · 9h30 // Parking de la Plage de Chef de Baie
>> Pour bien commencer la matinée, rendez-vous dès 9h pour un café partagé...
Retrouvez tout au long du festival le service postal d’écriture de lettre aux ancêtres ! Les agent·e·s du service de correspondant d’Outre-Tombe seront aussi présent·e·s à la Médiathèque de Laleu-La Pallice :
-> Mercredi 27 mai de 15h à 17h
-> Vendredi 29 mai de 16h à 18h
Sur le Pont · CNAREP accompagne la création de ce spectacle. La compagnie a été accueillie en résidence de création en février dernier.
-> À La Rochelle, vous avez aussi pu voir en mars 2025, dans le cadre du Festival Des Elles à La Rochelle, #BalanceTes Ancêtres, autre spectacle de la compagnie qui appartient à la trilogie Mange Tes Maux au même titre que Correspondance d’Outre-Tombe.
Création 2026
Spectacle tout public
Durée : 50 min.
Service postal d'écriture de lettre aux ancêtres
Avez-vous des mots à adresser à vos ancêtres ?
Venez rencontrer les agent·e·s du service de correspondance d’Outre-Tombe, ils·elles vous guideront dans la rédaction d’un message pour les vivant·e·s des temps passés. Combinez les mots à adresser pour les envoyer par la mer. Puis suivez les postier·e·s lors de leur tournée finale, sensible et musicale, pour faire résonner ces lettres, les entendre avant qu’elles ne rejoignent leur destinataire par voie maritime.
Un temps pour venir s’interroger collectivement sur le lien à nos ancêtres et à nos histoires collectives.
Équipe
Écriture, scénographie Ari Hamot
Interprète Émilie Berry
Musique improvisée Dr Süper
Autrices invitées Zoé Jean-Toussaint, Pina Wood
Coproductions et soutiens Sur le Pont · CNAREP en Nouvelle-Aquitaine, La Rochelle (17) / Le Couvent, Marseille (13) / FAI-AR, Marseille (13) / Théâtre La Cité, Marseille (13) / Biennale des écritures du réel, Marseille (13) / La Fabrique Chahuts, Bordeaux (33) / Mixt – Terrain d’arts en Loire-Atlantique, Nantes (44)

© Noémie Matty
Ourdire Compagnie
(Proche de l’eau et du vent, Marseille en ce moment – 13)
Performeuse et scénographe, Ari Hamot est diplômée de scénographie à l’ENSA-Nantes. Théâtre, danse, espace public, opéra, sa curiosité la motive à traverser ces divers milieux en travaillant avec différentes compagnies dont Ici Même Paris, Walter & Joséphine, le collectif 1.5, Rouge Delta, TAAT, InterStices. En 2018, elle cocrée la compagnie Milette & Paillette où elle met sur l’établi ses capacités de jeu, de constructrice et de productrice pour créer des formes in situ, tout en questionnant l’écologie, le féminisme et la désobéissance. En 2025, elle sort de la FAI-AR, fonde la compagnie Ourdire, écrit et met en scène pour l’espace public le projet multidimensionnel Mange tes maux qui interroge notre rapport à l’histoire coloniale.
Créations et participations : Affréter la scène (2016) / Dream-Machine (2016) / La Dérive (2019) / 9ème école (2019) / Hall 08 (2020) / [choses] (2020) / Chemins ver(t)s… (2020) / Scénograph’île (2021) / Du sucre sur les mains (2021) / Candide 1.6 (2021) / À travers flux (2021-2022) / Crassula’s life (2022) / Exo danse (2023)
En plus… le Manifeste
Je voudrais écrire un texte sur une honte familiale.
Je voudrais écrire un texte sous influence, celles d’alliées, des alliées choisies pour être leur complice.
Je voudrais écrire un texte dans un bateau, un très gros, comme ceux qui passent devant chez ma mère à Saint-Nazaire. Ou bien un paquebot à l’ancienne, genre Titanic, comme ceux sur lesquels travaillait mon arrière-grand-père. Ou bien sur une caravelle, comme celles dont mes ancêtres étaient armateurs. Ou bien un tout petit, un zodiac.
Je voudrais écrire un texte avec des mots qui disent le passé et qui triturent le présent.
Je voudrais écrire un texte loin de l’hypocrisie qui nommera ce qui doit être nommé, qui dira « négrier » quand il faut dire négrier.
Je voudrais écrire un texte qui traverse une famille et sillonne la société, transperçant la domination et la colonisation.
Je voudrais écrire un texte sans silence.
Je voudrais écrire un texte jusqu’à pouvoir le leur dire yeux dans les yeux, à elles et eux qui ne sont ni blanches, ni blancs.
Je voudrais écrire un texte pour comprendre, ensemble.
Je voudrais écrire un texte contre l’oubli et l’ignorance.
Je voudrais écrire un texte comme on écrit une lettre pour demander pardon.
Je voudrais écrire un texte perpendiculaire à l’eau.
Je voudrais écrire un texte parallèle aux corps allongés les uns à côté des autres.
Je voudrais écrire un texte avant qu’elles ne soient mortes, celles que je veux entendre.
Et mon texte serait une lettre gonflée par les feuillets griffonnés et pliés à l’intérieur.
La dernière phrase de mon texte serait : « Ne t’attache pas à tes privilèges et apprends à t’en défaire. Je t’aime. Mamimo »
La première phrase de mon texte serait : Lettre que j’aurai aimé recevoir de ma grand-mère.
